Quelques principes...

Il s'agit avant tout de prôner le repos dans toutes ses dimensions dans le but de ressourcer les fonctions vitales et revitaliser l’organisme


Repos physique +++

  • Le plus souvent possible.
  • Coucher au plus tard à 23 heures et de préférence 3 heures minimum après diner. Bénéficier de 8 heures de sommeil au minimum surtout en hiver.
  • Sieste sans culpabiliser ; pas besoin de dormir mais en restant allongé, le corps se régénère.


Repos psychique

  • Marche en milieu naturel ; Cohérence cardiaque ; Massage ; Sauna ; Qi gong, Yoga ; Taï Chi Chuan
  • Travaux manuels ;  Jardinage ; Agir en pleine conscience


Mise en place d’une alimentation ressourçante

L’assiette ressourçante peut être considérée comme l’alimentation permanente idéale pour quelqu’un qui cherche le ressourcement par l’alimentation (aliments riches de vertus thérapeutiques). Elle peut même être une version anti-inflammatoire au long cours.

  • Qualité des aliments : bio de préférence, non transformés. La transformation, la conservation, la préparation et la cuisson se feront à la maison par vos soins. Ceci permet de s’affranchir des additifs toujours présents dans l’alimentation de dépannage (plats préparés).
  • Protéines : la source sera idéalement d’origine animale pour apporter les Acides Aminés Essentiels nécessaires pour la fabrication des neurotransmetteurs, les protéines végétales n’en contiennent que très peu.
    Pratiquer le principe des rotations sur une semaine
    Consommer un bol de bouillon fait maison de poulet ou de poisson ou de bœuf par jour pour son apport en acides aminés, en minéraux et en enzymes. Pour les plus de 50 ans, consommez du poisson gras 2 fois par semaine pour compenser la baisse d’enzymes capables de dégrader les huiles végétales riches en oméga 3.
  • Légumes : dans le but de réduire l’énergie nécessaire à la digestion, préférez la consommation d’un seul légume à la fois plutôt que des poêlées de légumes (ceci nécessitera la mobilisation de moins d’enzymes digestives). Ceci ne vaut pas pour les jus de légumes qui sont débarrassés de leurs fibres. Ils sont à consommer en apéritif pour apporter les vitamines, enzymes et minéraux nécessaires à une digestion facilité impliquant le pancréas à minima. Evitez les crudités qui demandent beaucoup d’énergie lors de la digestion, préférez des légumes cuits ou décrudis. Pratiquez également la germination qui permet également de faciliter la digestion, mais consommer ces graines germées au minimum décrudis voire cuite à la vapeur.
  • Les graines et oléagineuses : graines de tournesol, amandes, noix de cajou, graines de lin, pignons de pin, noix, noisettes, pépins de courge, graines de sésame, noix de Grenoble.
  • Les légumineuses bios avec trempage préalable : lentilles vertes, lentilles corail, pois chiches, pois cassés, haricots blancs, haricots azuki (haricots rouges) fèves, haricots coco ...
  • Les graisses : choisir des graisses originelles, nues : toutes les graisses d’animaux élevés à l’ancienne, beurre et huiles VPPF (Vierge Première Pression à Froid) : olive, sésame, tournesol, colza, lin, noix, noisettes, huile de coco, crème fraîche crue, purée d’oléagineux bio, crème ou lait de coco au naturel. Pour la cuisson on utilisera préférentiellement : le beurre, la graisse de canard, l’huile de palme bio non hydrogénée, de l’huile de coco. On gardera les huiles pour les assaisonnements à cru et pour ajouter sur des aliments cuits et chauds. Consommez un minimum de 4 càs de graisses par jour, apport indispensable pour activer la satiété, pour produire les différentes hormones, apporter du bon cholestérol et diminuer les pulsions sucrées. Eventuellement prendre en complément de l’huile d’onagre pour les femmes et de bourrache pour les hommes pour assurer une dose de graisses minimale journalière.
  • Les céréales complètes ou semi-complètes : elles contiennent du sucre et des vitamines, les consommer en rotation sur la semaine pour éviter les intolérances et les carences. Limiter la consommation à 2-3 càs de produit cuit à chaque repas principal en évitant de multiplier la consommation (exemple : pain ou riz mais pas les 2).
  • Les sucres : diminuer progressivement la consommation de sucre au fur et à mesure que vous augmentez la quantité de graisse consommée. Le sucre est présent partout : dans les légumes, les fruits, le pain, les céréales, les légumineuses, les produits sucrants et bien sûr dans les plats préparés. Ne pas remplacer le sucre par des édulcorants. Si besoin de sucre, préférez des fruits frais de saison crus, en compote maison, en salade de fruits, toujours accompagnés de protéines pour limiter l’impact sur la glycémie (type graines ou oléagineuses). Le miel est le sucre qui se digère le mieux, il peut être utilisé à froid ou dans la confection de dessert, collation …
  • La cuisson : vapeur douce à moins de 100° le plus souvent possible, wok, four à basse température. Eviter la cuisson micro-onde, la friture et la cocotte-minute qui détruisent les vitamines, minéraux, enzymes.
  • Le repos digestif : il participe à la revitalisation, il peut prendre plusieurs formes : allongement du temps entre 2 repas, la suppression d’un repas, une cure saisonnière, une monodiète, un jeûne hydrique ou un jeûne sec pour ceux dont l’état de santé le permettrait.


Carnet de suivi

L'objectif est de mettre par écrit les faits marquants de la journée : 

  • l’ensemble des aliments consommés jour après jour,
  • les évènements qui ont pu impacter la physiologie ou la psychologie du jour
  • le ressenti physique et psychologique avant et après les repas
  • et enfin l'évaluation de 3 sentinelles identifiées en consultation (digestion, transit, douleurs, sommeil, état émotionnel …)

Cet outil permettra à la personne concernée de mesurer rapidement l’impact des différentes situations vécues (alimentation, stress, émotion, plaisir, joie …) sur son état de santé ; son analyse et interprétation permettra au thérapeute d'orienter plus efficacement la personne.